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Badia Masabni On
lui doit l’invention du « raqs el-sharqi », le solo
féminin. Cette actrice et danseuse médiocre ouvre un cabaret,
le Casino Opéra, où va se forger un mélange de danse
traditionnelle, de cabaret occidental, de burlesque américain et
de danse latino-américaine. |
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Samia Gamal et Tahia Carioca Formées
chez Badia Masabni, elles décrochent la lune à l’arrivée
du cinéma. Tahia Carioca avait un style lent et sensuel prisé
par le peuple. « la Sangsue », un film où elle joue
une femme fatale, fut sélectionné au festival de Cannes
en 1956. Samia Gamal était la danseuse préférée
du roi Farouk. Elle formait un couple parfait dans la vie comme à
l’écran avec le chanteur Farid El Atrache (mais ne put jamais
l’épouser du fait de ses origines roturières). |
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Naïma Akef Elle
est née en octobre 1929. Contrairement à ses deux consœurs,
elle ne venait pas du monde des cabarets mais du milieu du cirque que
son grand-père avait fondé et qui portait le nom de sa famille,
«le cirque Akef». Naïma Akef était la fille d’un
couple de saltimbanques, elle travailla avec ses parents dès l’âge
de quatre ans comme acrobate et devint plus tard la meilleure trapéziste
de la famille. Au moment de la fermeture du cirque familial, Naïma
Akef n’avait que quatorze ans et se dirigea vers une carrière
de danseuse. Son ambition l’aida à gravir rapidement les
marches de la |
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gloire
et à devenir une artiste complète et polyvalente. Elle faisait
tout avec brio, music hall, cinéma, théâtre, jouant
des rôles de femme espiègle avec son regard simalicieux.
Naïma Akef obtint le prix de la meilleure danseuse lorsqu’elle assista au premier festival de la jeuness e à Moscou en 1956, sa photo figure parmi les meilleures vedettes internationales au musée du Bolchoï. Malheureusement sa carrière fut tout aussi brève que sa vie, elle décéda en 1966 des suites d’une maladie à l’âge de 37ans. |
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Et si derrière chaque femme se cacherait un homme ! |
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Ibrahim Akef Né dans les années vingt il a connu les almées de la rue Mohammed-Ali, les premiers cabarets modernes, l’arrivée du cinéma et toutes les stars, à commencer par Samia Gamal et Tahia Carioca. Pas une danseuse n’omet de saluer son humilité, sa gentillesse et l’élégance des mouvements qu’il leur a enseignés. |
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Mahmoud Reda
Le chorégraphe donna dans les années soixante-dix une stature
académique à la danse égyptienne. Ses atouts : bannir
la nudité, sortir la danse du cabaret, élever le niveau
culturel des danseurs, travailler l’expressivité, rompre
avec le solo et mélanger hommes et femmes. Son Reda Group a formé
toutes les danseuses. Elles y ont appris le folklore égyptien dans
toute sa complexité, mais épuré de toute sensualité
excessive. |
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